Et si on continuait à se faire peur en Namibie…

  •  
  •  
  •  
  •  

Après la tempête à Mada ou l’éléphant au Kruger si on continuait à se faire peur en Namibie ?

Et si on continuait à se faire peur - Namibie (1)

Conduire, conduire, conduire

En fait, en Afrique du Sud comme en Namibie, pas la peine d’attendre un taxi brousse.

Il faut conduire. Et s’enchaîner les bornes.

Depuis un mois pile, j’en suis à 8000 bornes.

En Afrique du Sud, on fait des bornes, parce que les spots sont loin.

En Namibie, on fait des bornes, parce que les spots sont loin. Mais entre c’est des routes de gravier, des pistes, des routes de sable, de grès… Et il n’y a personne. Pas un chat sur des dizaines de kilomètres. Et quand on arrive au gros point sur la carte, c’est un hôtel, une station service. Et puis, plus rien.

Flippant

On roulait depuis quelques heures sur une route de gravier. Une route C. Parce qu’en Namibie, on classe les routes en fonction de leur état.

On roulait tranquille, à 80, 90 km/h. De loin, je vois un serpent. Il va passer sous la voiture, entre les roues sans problème.

Puis on se rapproche, et en fait, le truc fait 2 mètres. Par réflexe, je ne veux pas l’écraser, et du coup, je donne un coup de volant pour l’éviter. Par réflexe.

La voiture est partie…

On a fait deux tours sur nous-mêmes.

On a fini dans le décor qui était un bas-côté plein de sable et de cailloux.

On est sorti de là, un peu choqués.

Sans une égratignure.

Quand on est sorti de la voiture, il y a un mec, un Namibien, qui courrait et qui est venu apporter du sang froid à la situation.

Nos roues étaient pleines de cailloux, à l’intérieur, comme entre le pneu et la structure en fer. A rouler avec, c’était la certitude de les faire péter. On a changé de roue en plein milieu de rien. Comme d’habitude en Namibie.

En fait, soit vous avez 2000 Euros à mettre dans un 4×4 pour 3 semaines en Namibie, et vous vous sentez plus en force. Soit vous la jouez 4 fois moins cher, et vous avez une Toyota Corolla. Forcément, vous vous sentez moins puissants. Ca rajoute quand même de la pression. Parce que vous êtes dans des déserts, avec personne…Et faut pas qu’il arrive la tuile.

Elle est arrivée, là. Et finalement, un peu de carosserie à reprendre. Et deux pneus pas crevés. Mais une roue de secours à astiquer pour qu’elle ne soit pas repérée par le loueur.

Bref plus de peur que mal.

Voila.

Matt

Evetmatt Jaiuneouverture

Bienvenue sur ce site pétri de nos mains avec un peu de levain, de connexion cyclothymique, et d'amour. Enfants du pays du canard, mariés et Parisiens pendant 7 ans, nous avons quitté femmes et enfants il y a un an pour faire tel Spoutnik le tour de la terre. On n'est pas encore sur orbite, mais on est contents quand même. Et on vous le partage ici ! Eve et Matthieu

4 commentaires

  1. Ping :Le vrai désert à Sesriem - Namibie

  2. Ping :1 an de voyage : mon bilan – Matthieu

Laisser votre commentaire ici