Au milieu des volcans du Nicaragua

  •  
  •  
  •  
  •  

Après un passage de frontière comme souvent épique, on découvre avec envie un nouveau pays. Notre première étape se trouve aux pieds des deux volcans du Nicaragua les plus célèbres.

L'île d'Ometepe au Nicaragua (1)

Après avoir fait à peine 200 mètres dans le pays, on sent l’ambiance changer. On voit plus de couleurs sur le bord des routes, plus de spontanéité dans les échanges, plus de saletés aussi. Tout de suite le Nicaragua nous plait.

On a discuté avec plusieurs voyageurs et on s’est rendu compte qu’il y a deux catégories d’avis sur ce pays. Il y a ceux qui n’ont fait que Costa Rica, Panama et Nicaragua et ceux qui sont aussi allés à El Salvador et au Guatemala. Les premiers trouvent le Nicaragua génial, authentique, abordable. Les seconds ont aimé mais ne sont pas complètement convaincus.

Donc, les avis divergent. Pour moi, le Nicaragua a été la bouffée d’air frais, le pays attendu avec impatience et découvert avec grand plaisir. A l’époque, mon préféré d’Amérique Centrale. Aujourd’hui ça a un peu changé mais pas trop non plus ! (Ayant pris du retard dans mes notes et on peut dire qu’avec Matthieu on est complètement à la bourre sur les articles, j’écris deux mois après être allée au Nicaragua en étant passée par El Salvador et le Guatemala.)

L’île d’Ometepe, les tétons du pays

Notre première étape. C’est une île sur laquelle se trouvent deux volcans – voilà, à présent vous comprenez pourquoi on parle de tétons – . Elle au milieu d’un lac immense, dans le sud du pays. On est content comme tout d’y retrouver la vie de rue qui nous avait manqué dans les pays précédents. L’ambiance est vraiment agréable et la nature jolie. On parle de plus en plus espagnol et on se rend compte bien vite que les gens ont le contact facile.

Une église jaune domine le village, les maisons sont de toutes les couleurs, on croise des hommes à cheval dans la ville, il y a des restaurants qui sortent leurs chaises en plastiques le soir et des odeurs de barbecue dès 18 heures.

On se sent bien.

Granada et Leon – découverte des villes « coloniales »

Granada, une étape obligatoire, un bijou, une beauté etc. Oui et non. C’est une ville qui aujourd’hui donne le sentiment d’être une ville « témoin ». L’architecture est belle mais la peinture sent trop le neuf ! C’est une ville tournée vers le tourisme mais qui du coup sonne par moment faux.

Ceci dit, nous avons eu la chance d’y être pendant le festival international de poésie et on a assisté à un très beau concert. La scène était en plein air, sur une place, au pied d’une des plus belles églises de la ville. Il y avait une chanteuse et un guitariste, beaucoup de monde, la chaleur de la nuit, les bâtiments anciens et la vue – d’en bas – sur les balcons et les intérieurs huppés des demeures avoisinantes. Je pense qu’à ce moment-là, Granada nous a montré son charme.

La deuxième ville coloniale que nous avons visité est Leon. Autant le dire tout de suite, Leon nous a beaucoup plus plu. La ville est moins soignée et il y fait une chaleur écrasante. Le parc central s’anime de la sortie des écoles à une bonne partie de la soirée. Les couleurs sont ternies mais chaudes. La ville est « dans son jus ».

Voir la lave en fusion du volcan Telica

Leon est entouré d’un grand nombre de volcans. La promesse d’une belle balade et d’une vue extraordinaire nous a fait choisir l’ascension du volcan Telica. Le côté spectaculaire résidait dans le fait de pouvoir voir la lave en fusion au fond du cratère. J’ai trouvé cela spectaculaire, tout autant que la vue sur ce sommet décapité, tout autant que le fait de pouvoir approcher sans barrière ni filets du trou béant du cratère, tout autant que la vue, tout autant que la fumée épaisse qui ne s’arrête jamais.

Si on peut dire que le Nicaragua n’est pas un pays de nature extraordinaire, pour moi cette expérience a été très forte. C’est quand même dingue d’approcher de si près certaines réalités naturelles.

Eve

Du 11 au 19 février 2015

Des éléments pratiques :

  • L’hôtel el Indio Viejo/Hospedaje Central sur l’île d’Ometepe est vraiment très sympa
  • Il est bon de savoir que l’œil de la mer n’est qu’en fait qu’une piscine
  • Si vous faîtes le volcan Telica, sachez qu’on ne voit pas la lave à coups sûrs. Il vaut mieux faire l’excursion sur deux jours avec une nuit en tente. Coucher ET levé de soleil valent le détour et le lieu de bivouac est très sympa.

Evetmatt Jaiuneouverture

Bienvenue sur ce site pétri de nos mains avec un peu de levain, de connexion cyclothymique, et d'amour. Enfants du pays du canard, mariés et Parisiens pendant 7 ans, nous avons quitté femmes et enfants il y a un an pour faire tel Spoutnik le tour de la terre. On n'est pas encore sur orbite, mais on est contents quand même. Et on vous le partage ici ! Eve et Matthieu

6 commentaires

  1. Article qui remonte un peu puisqu’aujourdhui nous sommes en Colombie… 🙂

  2. Ça fait du bien de vous relire!
    J’espère que la période « poisse » est maintenant bien révolue et que vous allez pouvoir profiter pleinement de la suite de vos aventures dans cette belle Amérique du sud qui, pour ma part n’a pas réussi à être détrônée par l’Asie… question de sensibilité qui ne s’explique pas. Je suis certainement plus latine que je ne me l’imaginais 😉
    Vos récits me donnent bien envie de découvrir l’Amérique centrale alors merci pour ces nouvelles perspectives!

    Bonne route à vous deux

    • Merci Céline. Entendre que « ca fait du bien de nous relire », c’est un message qui me touche. 🙂
      Nous entamons en ce moment la Colombie (suite au vol, les articles qui paraissent sont anciens), et c’est un nouveau départ, une nouvelle ambiance que nous aimons.
      Mais tu vas voir, d’ici que sortent les articles sur l’Amérique du Sud, nous avons écrit des récits sur des choses assez chouettes en Amérique Centrale !
      Merci encore ! 🙂

  3. Ping :Au milieu des volcans du Nicaragua

  4. Bonjour Eve,
    Ce qui me ravie le plus c’est de te voir sur une photo avec une robe… bon une robe.
    On se voit quand?

Laisser votre commentaire ici