8 trucs pour voyager sans billet de retour (ou de sortie)

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Rappel des faits : que ce soit en Australie, aux USA, on a mis les doigts dans la prise quand on s’est occupé des questions de billets d’avions. Billets de sortie, de continuation, de retour. Et maintenant c’est le Panama et le Costa Rica ! De plus en plus, les pays réclament à l’entrée sur leur territoire de prouver votre sortie par un billet de transport. Une galère sans nom…

Voyager sans billet de sortie - Jaiuneouverture - Tour du monde

 

Des ambassades à la ramasse

Voyager sans billet de retour - Jaiuneouverture

On est des gentils copains nous, alors on contacte les ambassades. On en a contacté pour notre tour du monde. On les a enfilé comme des perles jusqu’à en faire un très beau collier.

On est même allé à Wellington à l’ambassade des USA. Car pour les questions de billet de départ, les Etats-Unis ce sont des violents. On s’est demandé si on n’allait pas être refoulé.

Au final, alors qu’on voulait faire l’Amérique Centrale du Nord au Sud après les USA, on a abandonné.

USA – Matthieu & Eve : 1 – 0.

Après les USA, on file donc au Panama et on remontera l’Amérique Centrale.

On a téléphoné. On en a écumé des contacts mails… Toutes les informations qu’on a reçues sont partielles ou parfois se contredisent. J’ai eu l’impression d’avoir fait le Fort Boyard version mairie-préfecture.

Mais une conclusion après nos expériences dans les aéroports : ne vous satisfaites pas des réponses de l’ambassade.

Et si les compagnies aériennes se faisaient plaisir ?

Car le service d’immigration demande en fait moins de choses que les compagnies aériennes concernant le billet de sortie. Ces dernières sont responsables de votre rapatriement si vous êtes refoulés à l’entrée du pays. Les contrôles à l’enregistrement sont donc plus exigeants souvent qu’à la frontière. Car pour les agents aux frontières, lorsqu’on vous le demande, un billet de transport suffit.  Les compagnies aériennes veulent, elles, de l’avion…

Comment doper leur business sur le dos des règles d’immigration…

Preuve en est.

Nous avons contacté l’ambassade du Panama en France. Réponse : un billet de bus suffit.

Nous avons contacté la compagnie aérienne qui nous transporte jusqu’au Panama : seul un billet d’avion est valable. Rideau.

Evidemment, la différence de prix entre un billet de bus Acapulco les Oies – Mexicococo et un billet d’avion est un peu abyssale dans un budget voyage. Surtout quand on ne le prend pas.

Imaginez : nous étions en Australie, à l’aéroport de Sydney pour prendre un vol vers la Nouvelle-Zélande. On nous demande notre billet de sortie de la Nouvelle-Zélande. On montre notre vol Auckland – USA, deux mois plus tard. Interdit d’embarquer ? Pardon ? Euh, sorry ? « Oui, il vous faut l’ESTA » (le visa électronique pour entrer aux USA, qui peut être fait 72 heures avant le départ) !  « Non, mais attendez les gars, vous êtes bien mignons, on a deux mois pour faire l’ESTA, donc on va se calmer ». « Non, non, vous ne montez pas dans l’avion ». On a voulu faire l’ESTA. Site en maintenance. On a donc dû acheter à la va vite un billet d’avion NZ – Australie. Qui nous l’a proposé ? Notre compagnie aérienne Jetstar. L’annulation de ce billet remboursable leur aura permis de gagner 50 dollars au passage.

Le service d’immigration ? Il ne nous a rien demandé.

Avion = avion. Terre = Terre

Nous avons investigué pour les différents pays d’Amérique Centrale. On l’a expérimenté en Asie du Sud-Est. Quand on rentre par voie terrestre, les douanes se satisfont d’une sortie par voie terrestre. Quand vous entrez par voie aérienne, si les douanes peuvent se contenter d’un billet de bus, ce sont les compagnies aériennes qui vous refuseront le droit d’embarquer sans billet d’avion de retour ou de continuation.

Nos trucs : la recette « Arrête moi si tu peux ».

 Voyager sans billet de sortie - Jaiuneouverture - Tour du monde

Alors, évidemment, on a cherché des trucs, des astuces pour contourner le système. Voici la petite recette « Arrête moi si tu peux ».

Avant l’enregistrement

  1. Allez sur cette page du site IATA. IATA, c’est l’Association Internationale du Transport Aérien. Vous remplissez un petit formulaire avec vos données de voyage, vos données de passeport, etc…et vous savez automatiquement quels sont les papiers nécessaires. Evidemment, la poêle aime le poêlon. Ca n’est pas eux qui vont réfuter la nécessité d’un billet d’avion de sortie. Mais au moins vous êtes fixés.
  2. Renseignez-vous quelques jours avant sur les compagnies aériennes qui vendent des billets annulables et remboursables. Cela vous fera gagner beaucoup de temps et d’argent lors de votre achat à la va-vite à l’aéroport. Si vous en avez le cœur et le portefeuille, vous pouvez d’ailleurs zapper toutes ces étapes, et acheter le billet remboursable pour sécuriser. Mais attention, plusieurs compagnies (Spirit Airlines par ex) ne remboursent le billet que si vous l’annulez 24 heures après l’avoir acheté.
  3. Rechargez votre ordinateur, votre smart phone ou votre tablette. Prenez votre carte bleue. Vous allez peut-être devoir surfer à l’arrache sur le WIFI payant de l’aéroport pour acheter le billet.
  4. Arrivez à l’aéroport bien avant votre vol. Cela vous permettra de vous retourner en cas de refus d’enregistrement. Vous aurez le temps d’acheter un billet qui ne vous coûte pas les deux bras, etc…

A l’enregistrement

  1. « Vous avez un très bel uniforme, madame ». Paraissez détendu, vous êtes en vacances, et mon dieu, le jeu de couleurs vert fluo -violet de l’hôtesse est vraiment splendide. Ne commencez pas à sortir le petit spasme sarkozyste de l’épaule, ou à caresser votre passeport d’inquiétude, ça va se voir. Mais attention, tout est dans la mesure. Il ne faut pas trop en faire. Juste souriez toujours.
  2. « Un billet de sortie ? Bien sûr ». Si on vous pose la question, répondez-oui. Cela peut suffire. Vous êtes en règle évidemment, et vous n’avez aucune raison de brandir d’un geste compulsif le billet tant attendu. Vous êtes tout en contrôle.
  1. « Vous pouvez me le montrer ? ». « Euh, oui, en revanche, il est sur mon ordinateur qui est dans ma grande valise. Je dois l’imprimer ». Si vous êtes arrivés à cette étape, au mieux, l’hôtesse verte fluo-prune ne vous en demande pas plus. Au pire, vous venez de gagner du temps pour aller chercher un point internet et vous acheter un vrai billet annulable que vous vous ferez rembourser sous les 24 heures.

Le 7 en 1 : évidemment il y a deux possibilités pour zapper toutes ces étapes.

Acheter un vrai billet. Vous ne le prendrez peut-être même pas. Il est légalement juste, mais moralement injuste et désolant. Sinon vous avez le faux billet. Il est légalement faux,  mais moralement juste et réconfortant. A vous de voir…

Arrivée au service d’immigration

  1. Vous refaites les étapes 2 à 7. Et cette fois-ci, vous n’avez pas le risque de manquer un avion. Vous aurez peut-être la chance d’en reprendre un très vite pour un retour à la case départ. 🙂 Ceci dit,  bien que les agents d’immigration soient fréquemment aussi philantropes qu’un grille-pain rouillé, ils n’ont pas à payer votre vol retour. Du coup, leurs questions sur votre venue dans le pays, votre profession, etc…peuvent être des informations tout à fait suffisantes pour vous laisser passer. Nous avons eu à chaque reprise plus de facilités avec les agents à l’immigration qu’avec les compagnies aériennes.

Si vous avez des questions, on peut vous aider. On commence à tâter le concept « Immigration, toi non plus ».

Matt

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Evetmatt Jaiuneouverture

Bienvenue sur ce site pétri de nos mains avec un peu de levain, de connexion cyclothymique, et d'amour. Enfants du pays du canard, mariés et Parisiens pendant 7 ans, nous avons quitté femmes et enfants il y a un an pour faire tel Spoutnik le tour de la terre. On n'est pas encore sur orbite, mais on est contents quand même. Et on vous le partage ici ! Eve et Matthieu

23 commentaires

  1. Anne-Sophie Monfils via Facebook

    Hello, merci pour l’article c’est vraiment un truc auquel on a pas penser on part un peu a l’arrache. du coup notre tdm commence en février par l’Amérique du sud que lin parcours par voie terrestre on atterri a Rio, l’avez vous deja fait ? devra t-on se la jouer « arrête moi si tu peux « ? 🙂 bonne continuation. xx

  2. En voilà du pratique, que l’on partage bien évidemment !! 😉

  3. C’est plutôt le service de l’immigration qui pose souvent problème, les douanes non….

  4. Tellement vrai et abusif tout ça !!! Nous venons également d’y être confrontés pour la Colombie sur un vol Barcelone-Bogotá la compagnie aérienne a exigé au départ un billet retour…voyageant pendant 15 mois en Amérique du Sud à vélo, passant les frontières par voie terrestre il était hors de question pour nous d’acheter un vol A/R pour engraisser la compagnie aérienne ! Autre technique qui a fonctionné pour nous, contacter par mail à l’avance les services de l’immigration colombienne qui nous ont confirmé par écrit que dans le cas ou on franchirait les frontières par voie terrestre, il n’était pas obligatoire d’avoir de billet retour ! Ils ont étudié un moment le courrier à l’embarquement mais ils n’ont pas eu d’autre choix que de nous laisser passer ! Bon courage et bon voyage ! On suit vos aventures avec plaisir ! Julia & Laurent

    • Bonjour Julia et Laurent,
      Pourriez-vous me donner les coordonnées de l’immigration svp ? On a ce problème pour l’été prochain. Les billets d’avion sont chers vers l’Equateur pour prouver la sortie du territoire colombien ! Vous leur avez écrit en espagnol ?

      Bon voyage

  5. Super Article!!! C’st vrai qu’il faut savoir jongler avec tout ça sans pour autant se faire plumer… On peux aussi parfois s’appuyer sur sa Gold pour échanger ou se faire rembourser son billet mais attention, il y a aussi des conditions…

  6. Sinon acheter un billet « retour » annulable ça peut le faire, non? Tu achètes le billet et une fois que tu es sur le territoire tu l’annules sur internet ?

  7. J’ai toujours râlé contre cette obligation de devoir acheter un billet A/R ou un billet de continuation. Pour des séjours courts cela n’est pas vraiment un problème, mais quand on pense rester plusieurs mois sans avoir une date précise pour le retour, c’est plutôt handicapant!
    Vos informations sont intéressantes, bien que le parcours du combattant ne semble pas si facile à faire, mais il n’en reste pas moins un autre problème…c’est le prix d’un billet aller-simple! Bien souvent l’A/R est moins cher que l’aller, et il n’est pas toujours aisé d’acheter que l’aller!
    Les nouvelles compagnies low-cost pratiquent maintenant ce système mais c’est valable plutôt pour l’Europe. Je comprends les contingences des services d’immigration mais je pense que les compagnies aériennes s’arrangent bien de ce système! Bon vent à tous.

  8. Sinon, autre soluce. 🙂 Ce sont avec les bateaux…. il n’y a pas que les avions…

  9. En tdm depuis bientôt un an c’est vrai que jamais aucun agent d’immigration ne nous a demandé le fameux billet de sortie que les compagnies aériennes nous avaient, elles, exigé à l’enregistrement soit disant pour nous rendre service et nous éviter des désagréments à l’arrivée !

  10. Merci pour ce super article ! Nous sommes également en tour du monde et confrontés aux mêmes problèmes… Et c’est sans fin !
    Avez vous trouvé une compagnie aérienne où les frais d’annulation sont gratuits ou peu élevés ?
    Mailys

  11. Je pense qu’il est temps de constituer une plainte collective pour vente forcée.

  12. Ping :Le problème du billet de sortie Obligatoire – "Tant de mains pour transformer ce monde, si peu de regards pour le contempler". Julien Gracq

  13. Ping :Liens Utiles – "Tant de mains pour transformer ce monde, si peu de regards pour le contempler". Julien Gracq

  14. Bonsoir, merci pour l’article. 🙂

    Je pars dans 1 mois en Equateur pour 6 mois. Je n’ai pris qu’un aller simple et je suis en train de me poser la question d’en prendre un retour ou de prendre un ticket de bus…
    Pourriez-vous m’indiquer des noms de compagnies aériennes qui vendent des billets annulables et remboursables?
    Savez-vous si je peux faire étendre mon visa de 2-3 mois une fois que je serai en Equateur?

    Merci d’avance 🙂

  15. Surtout vous pouvez un billet pour passer l’immigration sur flightonward, il vous coûtera 9$ et vous passer l’immigration en règle, votre billet n’est plus valable et donc vous perdez vos 9$ , ma ca évite bien des galères… Digital nomades…!!

  16. Bonsoir,

    Je suis dans le même cas, j’ai un aller simple pour Singapour.
    Je me demande si je peux leur montrer mon billet Kuala Limpur – Phuket ou s’il me faut un billet au départ de Singapour obligatoirement.

    Quelqu’un pourrait-il me renseigner?

    Merci d’avance

  17. Merci pour cet article qui m’a bien fait rire 🙂 Je pense perso passer par FlyOnWard qui propose des billets à la location pour 24 ou 48h pour la modique somme de 9$ ou 17$. J’aimerais avoir plus de retour sur le système mais a priori… ça marche 🙂

  18. Ping :#01 – L’arrivée en Equateur (qui a failli ne pas se faire) – Chloé au Nouveau Monde

  19. Bonsoir,

    J’ai décidé de partir pour un trek de quelques mois en Asie, j’ai donc pris un aller simple pour la Malaisie plus souple en législation ( 3 mois sans visas ) et je voulais remonter vers la Thaïlande par le Nord et frontière terrestre.
    J’ai donc acheter un aller simple, mais pour assurer mes arrières, j’ai un aller simple ( Kuala Lumpur/Phuket, « jetable à 15e ».

    Je sais pas si cela est suffisant, j’ai pris la solution la plus simple, je pense que beaucoup ont pris la même, donc j’aimerai avoir leurs avis ou sinon des idées pour pas être bloquer..

    Cordialement.

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