8 questions avant de faire un Tour du Monde

  •  
  •  
  •  
  •  

8 questions avant de faire un Tour du Monde… (il peut y en avoir d’autres) 🙂

Les 8 raisons qu'on se pose avant de faire un tour du monde - Jaiuneouverture

Aurais-je assez d’argent ?

En lisant, en discutant, l’approche est souvent la même : prévoir une durée de voyage et calculer son budget. A priori, quand on aborde un tel projet, l’objectif est de le cadrer, d’autant que le retour se prévoit.

Pour notre part, nous avons appliqué la même approche et même œuvré dans la grande construction budgétaire puisque nous avons créé un outil de simulation. Avec cet outil, vous simulez très rapidement le climat et le budget d’un voyage. Par budget, nous entendons budget quotidien par pays (par ville !) et par semaine. Vous pouvez ainsi faire, défaire, composer, recomposer l’itinéraire qui vous plaît ! Tout est renseigné automatiquement ! Nous le partageons ici !

Mais franchement, les mois passants, on s’est dit : pourquoi se fixer une durée et un budget pour de bon ? On veut de la liberté, et on va tout cadrer ? On souhaite justement vivre les choses comme elles viennent, et on là on va s’enfermer ?

Au final, on a désormais une idée de ce qu’on peut dépenser en moyenne par pays. Mais dans tous les cas, on part et on rentrera quand on n’a plus d’argent. Le but n’est pas d’être déraisonnable, mais de garder une liberté, de ne pas être dans un « programme ».

Est-ce que je pars avec mon cortège de technologies ?

 Peut-être la question la plus difficile. On part à l’aventure. On part se perdre, découvrir, s’étonner… On part aussi pour vivre autre chose.

Alors est ce qu’avec son ordi, son téléphone portable, son disque sur, son appareil photo, ne reste t-on pas attaché à son mode de vie ? Rester connecté, voir le flux d’infos un peu partout dans le monde, ca n’est pas vraiment ma vision de l’aventure !

J’ai eu une discussion avec quelques personnes sur un forum. Un d’entre eux disait quelque chose de très juste : utiliser les avantages de ces technos tout en n’y restant pas collé.

Certes, mais est ce qu’on retombe pas facilement dans ses habitudes ?

J’ai beau jeu de dire ça, alors qu’en plus on a un blog. Mais je me pose franchement la question. Couper c’est se déconnecter. Se perdre, ça n’est pas prendre son GPS.

Bref, on hésite.

PS : pour tout vous dire, maintenant que nous sommes en Tour du Monde, nous avons deux ordinateurs !! En fait, il était compliqué de prendre du temps connecté et qu’un seul puisse se connecter. Planifier les prochaines étapes, communiquer par mail et maintenir le blog prennent du temps. Désormais, lorsque nous serons connectés, ça ira deux fois plus vite !

Est-ce que je ne vais pas me lasser ?

 A vrai dire, je trouvais que se poser cette question, c’était cracher dans la soupe. Qui ne rêve pas de faire un tour du monde ?

Mais on en a parlé, on a lu, et finalement elle se pose cette question. Pour plusieurs raisons : le mal du pays, le manque de la famille, des amis, la rencontre permanente, la lassitude de l’ »émerveillement continu », le manque de repères, de confort, …

En y réfléchissant, on a donc pensé à deux choses.

D’abord, à défaut de visiter, nous prendrons le temps de nous poser dans des endroits. Longtemps, si nous en avons envie. Ca impose de ne pas être boulimique et frustré de ne pas visiter plus. Mais nous pourrons ainsi prendre nos repères, installer une petite routine et nous habituer. L’habitude devient le contraire de la lassitude. Marrant…

Il y aussi le retour possible en France. Jusque là, nous avions évidemment barré cette possibilité. Partir, c’est partir ! Mais en fait, mis à part remettre en cause le mythe du départ sans retour, pourquoi s’en priver ? Alors, oui si vraiment il y a une lassitude, on ne se forcera pas. On rentrera chez nous, et on repartira quand on aura rechargé les envies.

Quels pays ?

Ce fut une étape sympa dans la construction de notre projet. Chacun de nous deux a réfléchi et noté les pays qu’il souhaitait visiter.

Après avoir sélectionné les pays que nous avions en commun, ca a été un jeu de négociation entre nous deux. 🙂

Puis quand nous avons eu une liste, nous l’avons confrontée à la réalité des tarifs de transports et à la cohérence de l’itinéraire. Quelque chose est apparu comme une base : bien que les billets tour du monde, les tarifs des transports ne le facilitent pas, nous voulons aller en Afrique.

Autre point : bien que l’envie de découverte soit boulimique, nous avons volontairement diminué le nombre de pays. Nous partons sur un par mois pendant les deux ans. Cela  nous permettra de nous poser quitte à accepter de ne voir que quelques endroits d’un même pays. Mais notre objectif est de vivre librement, pas de suivre un programme.

Voici notre itinéraire et où nous sommes dans le monde aujourd’hui !  

Comment retrouver un boulot au retour ?

Pour nous, la réponse est peut être un peu particulière. Nous souhaitons créer un commerce d’artisanat d’art. C’est un projet depuis plusieurs années que notre tour du monde va étayer.

Par nos visites, nous avons pour but de rencontrer des potentiels fournisseurs, des personnes avec qui nous pourrions créer des partenariats.

A notre retour, nous plongerons donc probablement dans le monde de la création de l’entreprise.

Aussi, utopistes, ou peut être naïfs, nous pensons qu’une telle aventure ne peut qu’apporter des opportunités, des réflexions et des idées qui donneront un prolongement professionnel.

Et puis dans tous les cas, à une époque où l’entrée dans le monde du travail cumulé à la durée de cotisation peut faire croire à des journées de bureau à 71 ans, ce n’est pas deux ans qui vont changer la face du régime des retraites ni de sa propre prévoyance.

Alors, pensons positivement et je crois objectivement, qu’une telle expérience ne peut être qu’un bon bagage sur son CV et dans sa façon de travailler.

Un article a été fait sur notre aventure dans le Parisien/Aujourd’hui en France, et le président de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines explique que c’est un vrai plus dans une carrière !

Alors tout va bien ! 🙂

Et mes amis ? Et ma famille ?

C’est la question la plus sensible. Il y aura un manque, c’est certain.

Aussi, moments heureux ou malheureux pourront se dérouler. Comment le vivre alors que nous serons loin ? Rentrerons-nous ? Faudra t’il rentrer ?

C’est sûrement la question à laquelle nous répondrons sur le moment, lorsque nous y serons.

En tout cas, nous nous forçons à accepter qu’un tel choix implique nécessairement des concessions. Et notamment envers le gens que nous aimons.

En tout cas, depuis le début de notre tour du monde, nous avons lancé des bip up. Des dédicaces à des proches  ? Lipdub, danse, et autres joyeuseries ! 

Puis-je réellement être utile ?

C’est l’objet d’un post que nous avons déjà écrit ici.

Mais pour résumer, peut avoir la prétention d’apporter quelque chose, et à qui ? Quelles sont les compétences que nous pouvons apporter ? Et à quel titre ?

Nous avons décidé de répondre humblement à ces questions en pensant que nous consacrerions notre temps et nos bras aux autres.

Dans une volonté pas réellement humanitaire, mais co-citoyenne. Nous ne partons pas avec l’idée que nous avons des choses à enseigner. Pas de pseudo supériorité occidentale défraîchie. Non, nous nous aiderons là où les gens le souhaitent ou en ont besoin comme on peut le faire pour nos amis.

Nous nous posons toujours pas mal de questions sur notre bénévolat, mais depuis le début de notre tour du monde, nous avons fait pas mal de choses ! Les voici ici ! 

Quand est ce qu’on le fait ?

Quand on cesse de se trouver des raisons de ne pas le faire… 😉 Un crédit immobilier, un enfant, un boulot, une famille, ne sont pas des obstacles. Ce sont des éléments dans le projet.

Un appartement se loue, et apporte un revenu pendant un tour du monde.

Les tours du monde avec un enfant, plusieurs enfants se font. Et de nombreuses familles le prouvent, notamment sur des blogs. Des familles de niveau social hétéroclites.

Quand on vraiment l’envie, il faut se lancer dans le projet !:) Une année de préparation est une moyenne chez les tour du mondistes.

 

Eve & Matt

Evetmatt Jaiuneouverture

Bienvenue sur ce site pétri de nos mains avec un peu de levain, de connexion cyclothymique, et d'amour. Enfants du pays du canard, mariés et Parisiens pendant 7 ans, nous avons quitté femmes et enfants il y a un an pour faire tel Spoutnik le tour de la terre. On n'est pas encore sur orbite, mais on est contents quand même. Et on vous le partage ici ! Eve et Matthieu

3 commentaires

  1. Tentons de répondre à quelques questions 🙂
    L’argent : Dans mon cas, prévoir c’est être libre. Sans ne jamais avoir fait les comptes durant un an, mes dépenses ont correspondu exactement à mes prévisions. Pas de restriction pendant, pas de surprise au retour…
    La technologie : Entre voyager et bloguer/facebooker/skyper il va falloir faire un choix. Si vous avez accès tous les jours à internet il va être difficile de résister. Dans mon cas, étant en vélo, je n’avais accès au net que lors des jours de repos (1 jours par semaine). Ça a vite réglé le problème. Psychologiquement si tu sais qu’il y a la wifi ou si tu sais que tu es coupé du monde ça change tout. Le bout du monde il est psychologique avant d’être physique ! Les articles de blog c’était vraiment la corvée du voyage, mais sponsors oblige, j’en ai fait un minimum. D’où les menottes à la fin de mon article qui traite du sujet.
    La Lassitude : Ce sujet est dans ma liste d’articles à faire !
    Amis/Famille : L’éloignement n’a pas été un problème.
    Être utile : C’était clair dès le départ, je suis parti pour être utile à moi même ! J’ai accepté de recevoir durant un an en me disant « un jour la roue tournera et les rôles s’inverseront, mais pour l’heure c’est mon tour ». Malgré moi j’ai donné, quand tu es bien dans ce que tu fais et dans ta tête, automatiquement tu as un impact positif sur les gens que tu rencontre, mais ma priorité c’était de prendre un an pour moi et j’ai pris un an pour moi. Chaque chose en son temps…
    Quand ? Tant que tu as l’envie, l’argent et la chance d’être en vie 🙂

    • Bertrand, merci pour ton commentaire.
      Du coup, j’ai trois questions : comment as tu obtenu des sponsors ? en résumé ;-à, as tu été lassé ? concernant les amis/famille, il n’y a pas eu des mariages, etc…?
      Pour tout ce qui est techno, je pense que tu as bien raison. Psychologiquement, comment se sentir coupé si tu sais que tu peux avoir accès si facilement à de l’info, et à des solutions à des problèmes que tu pourrais régéler autrement ? Est ce que ca n’est pas s’empêcher d’être débrouillard et créatif ?
      Pour ceux enfin qui liraient ce commentaire, je conseille le site de Bertrand ! 🙂

  2. Les sponsors ce sont proposés d’eux même ! Comme je vis dans une petite commune de 2500 habitants et que je connais les deux grosses sociétés qui y sont, ils ont mis la main à la poche naturellement. Je connaissais aussi des artisans du coin, quand l’un donne, l’autre se sent obligé de donner et avec le bouche à oreille même les particulier ont eu envie de participer à l’aventure.

    Je ne dirais pas lassé, mais il y a eu des périodes où la routine c’était installé. La Chine est vraiment venue me sortir de la routine sud asiatique par exemple, puis le Japon a pris le relais, et je m’étais réservé l’Alaska pour la fin donc j’avais régulièrement des ambiances totalement différentes. Je n’ai pas ressenti de lassitude donc mais le truc c’est que tu t’habitue à ce continuel changement. Au bout d’un moment une ville c’est une ville et une route c’est une route, il te faut toujours allé chercher plus loin l’adrénaline.

    Pas de mariage non, et ça n’aurait vraiment pas été un soucis. Inutile de perdre son temps pour quelque chose qui ne durera pas 🙂

    Je n’ai pas eu à être débrouillard ou créatif, ça n’était rien d’autre qu’une promenade à vélo 😉

Laisser votre commentaire ici