Puerto-Rico – Le voyage de Dominique

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Puerto Rico des pirates des récits et autres légendes de mon enfance !

Je suis toujours à San Juan donc chez mon ami Ernesto ou j’aurai passé une grande semaine (cf www.ernestorobles.com le site mail de mon hôte pour que vous puissiez voir un peu ce qu’il fait) et son épouse Deborah qui eux aussi sont des gens de grande qualité (alliant un cœur  » grand comme ça  » et une humilité et une simplicité de tous les jours non dissimulée). J’ai la grande joie et la chance de découvrir avec eux le Puerto Rico des portoricains (et non celui des touristes) puisque nous passons nos journées (et parfois la nuit) dans les quartiers populaires de San Juan (à afficher entre autre des portraits d’Oscar Lopez Rivera (cf photo en pièce jointe – leader indépendantiste portoricain condamné lui à 70 ans de prison et qui en a déjà fait …… 34 !) et à manger le midi dans des gargotes et autres  » camions – bars  » populaires et à la portoricaine donc) ; les portoricains sont de braves gens qui aiment la vie et la joie de vivre , la paix et les  » autres  » à l’image de cette nuit de samedi dans un bar du centre ville vibrant de musique (avec en autre un groupe de musiciens allant de bar en bar , pour offrir gracieusement , le temps de quelques morceaux leur part de joie de vivre à une clientèle toute prête à les en remercier et à les accompagner de leurs danses et de leur joie) …

… Puerto Rico (celui des indiens Tainos aussi et autres pirates au grand coeur de mon enfance) qui se partage aujourd’hui entre grandiloquents ensembles immobiliers américains et quartiers portoricains nettement plus colorés et plus riche de vie certes, mais aussi beaucoup plus « pauvres « dans leur réalité (à l’image de nombres de rues ou les trottoirs sont tout bonnement inexistants) , partage orchestré sur fond de désillusion (désarroi ?) économique puisque à côté des hypers marchés et autres ternes buildings américains , 60 % de la population vit dans des conditions  » limites  » ne travaillant pas faute de travail d’une part (et de travail correctement rémunéré de surcroit) et préférant recevoir une « aide « mensuelle des américains (Puerto Rico est un dominion des Usa malgré son drapeau, sa musique et la sensibilité des habitants à quelques nuances prêt identiques à ceux de Cuba) que travailler pour un salaire encore plus misérable et les autres s’expatrient et vont travailler à st Domingue ou au Texas « se vende », « se vende » …. le centre ville de San Juan (mis à part dans les « quartiers à touristes » bien sur) est à vendre …. asphyxie économique orchestrée par les banques et le gouvernement américain jusque dans la constitution même de l’état portoricain ou il est inscrit que l’état doit d’abord rembourser les banques avant même de s’occuper du bien être (santé, éducation) des citoyens ; des banques qui injectent et ont injectés (pardon prêtés !) des $ en nombre suffisant pour museler et ruiner pendant des décennies les efforts d’indépendance d’un peuple ; tout est importé des usa et les multiples « farmacia » ont fait fermer les commerçants portoricains de quartiers (incapables de soutenir la concurrence), quartiers sur les murs desquels pourtant veille à tous les coins de rues ou presque (et sous le regard bienveillant de la population) , la photo en pied de Oscar Lopez Rivera à qui il reste donc la « bagatelle »de 36 ans à tirer ……

Pas de transport public efficace mais peu de piétons aussi (chacun possédant sa voiture au détriment même de la qualité de son assiette – toujours une histoire d’apparence donc ici aussi) et donc un flux ininterrompu de voitures se ruant sur les autostrades qui quadrillent San Juan, ou s’agglutinant en centre ville en d’incessants embouteillages rythmé par le ballet de la signalisation routière et engluant la capitale portoricaine dans un bourdonnement sourd et ininterrompu que seul le fracas des avions survolant la ville a basse altitude arrive à briser.

Voilà les amis un petit bout de présentation de San Juan

Dominique

le 26 janvier 2016

Evetmatt Jaiuneouverture

Bienvenue sur ce site pétri de nos mains avec un peu de levain, de connexion cyclothymique, et d'amour. Enfants du pays du canard, mariés et Parisiens pendant 7 ans, nous avons quitté femmes et enfants il y a un an pour faire tel Spoutnik le tour de la terre. On n'est pas encore sur orbite, mais on est contents quand même. Et on vous le partage ici ! Eve et Matthieu

Un commentaire

  1. « ’l’état doit d’abord rembourser les banques avant même de s’occuper du bien être (santé, éducation) des citoyens » C’est bien malheureusement partout pareil depuis la privatisation de la dette publique. Merci à nos politocards!

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